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Bourses d’excellence Hydro-Québec

12 décembre 2016

 

Le 8 décembre dernier s’est tenue la remise des Bourses d’excellence Hydro-Québec 2016 à l’Université de Montréal. Pour l'événement, parents, amis et membres de la communauté de Campus Montréal étaient réunis pour souligner l’engagement soutenu et le fort potentiel de 25 étudiants des cycles supérieurs de Polytechnique Montréal, l’Université de Montréal et de HEC Montréal.

Ainsi, 10 étudiants de Polytechnique Montréal se sont vu remettre une bourse entre 10 000 $ et 25 000 $ totalisant une somme de 187 000 $.

Sur la photo : Alexandre Labelle, maîtrise en génie industriel; Laurent Pouliot Laforte, maîtrise en génie mécanique; Xavier Lachapelle-Trouillard, maîtrise en génie civil; Réal Laporte, président, Hydro-Québec Innovation, Équipement et services partagés et président-directeur général, Société d’énergie de la Baie James; Maxime Tousignant, doctorat en génie électrique; Mathieu Lapointe, doctorat en génie civil; Michel Gémieux, doctorat en génie électrique; Victor Lambin Iezzi, doctorat en génie physique; Christophe Guy, directeur général de Polytechnique Montréal; Samuel Letellier-Duchesne, doctorat en génie mécanique; Bouchra Orabi, maîtrise en génie chimique. Absent de la cérémonie : Jean-Hugues Fournier-Lupien, doctorat en génie physique.

L’une des lauréates, Madame Nathalie Blais, avocate et chargée de cours et doctorante à la Faculté de droit de l’Université de Montréal, a pris la parole en nom de tous dans un texte émouvant que nous tenons à vous partager ci-dessous, afin de remercier la société d’État et l’héritage quelle offre à la société.

Quand j’étais petite, mon père m’amenait parfois à son travail. Pour nous y rendre, nous passions devant Hydro-Québec et il disait : « ça, c’est à nous autres Nathalie ». Je ne comprenais pas tout à fait, mais je ressentais la fierté dans sa voix, ça me faisait plaisir.

Il faisait certes référence à la puissance de cet outil de développement économique. Toutefois, son premier motif de fierté était que cette entreprise appartenait à la collectivité.

Elle appartenait aux entrepreneurs qui prennent des risques pour leur propre bénéfice, mais aussi pour celui de leur communauté. Elle appartenait aux ingénieurs, aux architectes, aux scientifiques qui mille fois remettent leur travail sur leur planche à dessin ou dans leurs éprouvettes, elle appartenait aux femmes qui se taillaient courageusement une place dans un monde masculin pour devenir médecins, avocates, professeures d’universités et tant d’autres professions. Cette entreprise servait aussi les personnes qui, comme mes parents, n’avaient pas eu la chance de fréquenter l’université, aux mères qui prenaient soin de leurs enfants, aux personnes handicapées qui luttaient pour rester sur le marché du travail et aux personnes immigrantes venues enrichir notre société.

La société québécoise est aujourd’hui plus instruite. Mes parents, comme bien d’autres de leur génération, ont la fierté d’avoir trois enfants diplômés  de l’Université de Montréal et du HEC. Cette société est aussi plurielle. Le 6 novembre dernier, j’ai accompagné mon fils de 7 ans aux portes ouvertes de Polytechnique, heureux dans le laboratoire de résistance des matériaux comme dans un magasin de bonbons. Sans doute, un futur étudiant de cette grande institution. J’ai espoir que son patronyme métissé, son teint basané ne soit jamais un frein à ses ambitions. Le monde de demain sera métissé à l’image de mon fils. Le besoin d’appartenir à une collectivité ouverte, accueillante, respectueuse, afin que nos compétences individuelles et nos savoirs respectifs puissent être mis à contribution, demeurera un besoin humain essentiel.

La bourse que nous recevons aujourd’hui poursuit la mission d’Hydro-Québec. Je remercie les précurseurs de la société d’État : Adélard Godbout, Jean Lesage, René-Lévesque. Au nom des boursiers, je remercie les dirigeants actuels d’Hydro-Québec de nous faire confiance. De miser sur nous pour mener à terme des projets novateurs. En retour, nous avons la responsabilité d’utiliser ce financement à bon escient. Il est un bien collectif et nous le recevons comme un flambeau que nous transmettrons au cours de notre carrière. Les connaissances, que nous produirons, serviront à propulser notre collectivité et notre monde vers l’avant. Pas tant dans un esprit compétitif je l’espère, mais contributif, où le bien collectif permet un développement qui bénéficie à tous. 

— Nathalie Blais, avocate et chargée de cours et doctorante à la Faculté de droit de l’Université de Montréal, lauréate d’une Bourse d’excellence Hydro-Québec.